Notre lettre 1258 publiée le 29 août 2025

RIEN NE VA PLUS

DANS LE DIOCÈSE DE VALENCE

OÙ IL EST DESORMAIS INTERDIT

DE PRIER DANS LA CATHÉDRALE

SANS L'AUTORISATION DU CURÉ.

PAPE LÉON, VOUS LE PAPE DE LA PAIX,

AU SECOURS !!!!

LES FIDELES ORPHELINS VOUS IMPLORENT

UNISSONS-NOUS
PAR NOTRE PRÉSENCE
OU NOS PRIÈRES
AUX PROCHAINS CHAPELETS



On croit à chaque histoire absurde dans l'Eglise – comme la nomination comme chancelier du diocèse de Toulouse, par Mgr de Kerimel, d'un curé auteur d'un viol sur un adolescent – qu'on a touché le fond, mais à chaque fois il se trouve quelqu'un, clergyman au vent, pour creuser encore, et (évidemment) refuser d'assumer ses actes. Ainsi, dans le diocèse de Valence, à quinze mètres à vol d'oiseau de la maison où réside l'évêque, le gardien de la cathédrale a empêché des fidèles de prier le chapelet. Et pas une fois, mais deux. Au motif qu'ils n'avaient pas l'autorisation expresse du curé pour prier dans la cathédrale.

Le 22 août dernier vers 15h, des fidèles prient le chapelet dans la chapelle du Saint Sacrement, située sur un côté de la nef de la cathédrale, quand le gardien laïc, visiblement excité, fait irruption au beau milieu de la méditation du premier mystère pour leur intimer l'ordre de cesser leur prière, au motif qu'elle fait du bruit. Selon un fidèle présent, « il gronde fort une femme, puis quand un jeune homme se lève pour lui demander de se calmer et de cesser de troubler la prière, il l'invite à sortir sur le parvis pour en découdre ». Les fidèles continuant à prier, il finit par s'en aller.

Des fidèles écrivent au curé de la cathédrale, l'ex-vicaire général Guillaume Teissier, installé à la rentrée 2023 à la place du père Fourel à la tête de la paroisse-centre de Valence, Saint-Emilien. Il se garde bien de répondre – mais le voilà au courant des faits.

La raison lui commandait de raisonner son gardien et de lui rappeler que la cathédrale est la maison de Dieu, donc qu'il est impossible et importun d'y empêcher les fidèles de prier, ou que du point de vue de la loi civile il s'agit d'un édifice affecté au culte et ce sont les activités profanes qui y sont en principe interdites, pas les activités cultuelles comme les messes ou les prières, il a choisi de légitimer la tentative d'interdiction de la prière.

Et si un scénariste avait trouvé un tel prétexte, il aurait été recalé dans le pire navet. Mais dans le diocèse de Valence, la réalité est pire que la fiction.

Rebelote le 27 août, des fidèles se retrouvent pour prier le chapelet dans la chapelle du Saint-Sacrement de la cathédrale, cette fois à 14h30. Le gardien, de nouveau très véhément, fait irruption dans le premier mystère, parle fort, tente de troubler la prière pour signifier aux fidèles qu'ils n'ont pas le droit de prier dans la cathédrale faute d'autorisation expresse du prêtre – le père Teissier.

Ce dernier n'est pas venu justifier le record de cléricalisme que le gardien tente péniblement de justifier par le fait que les fidèles en prière forment un groupe, et que les groupes doivent demander l'autorisation expresse de prier dans la cathédrale. Ce qui ne trouble pas les fidèles qui finissent tant bien que mal – et malgré des hurlements pendant le troisième mystère, à achever leur chapelet. Cette fois, les interruptions sont filmées.

Le père Teissier et son gardien laïc gagneraient à relire, outre la loi de 1905, l'évangile de Saint Matthieu. Oui, celui qui inspire les prières universelles à la cathédrale, dans le genre « je suis étranger et tu m'as accueilli », une vertu qui n'est d'ailleurs pas vraiment mise en application par le père Teissier. Il y a aussi, au chapitre 18, « quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux ».

Jésus aussi a besoin d'une autorisation écrite du père Teissier pour être au milieu des fidèles en prière dans la cathédrale de Valence ?

Aussi le diocèse de Valence : accuser les fidèles tridentins de ne pas être en communion, mais refuser tout dialogue avec eux

Le père Teyssier n'aime peut-être pas ce passage de l'Evangile puisqu'il compte aussi ces paroles : « celui qui est un scandale, une occasion de chute pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu'on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'il soit englouti en pleine mer […] Malheureux celui par qui le scandale arrive ». Ou encore « gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ».

Question scandale et mépris, le père Teissier fait en effet très fort. Ex vicaire général, il est assis sur toutes les poubelles du diocèse, toutes les fois où le diocèse a refusé la justice et la vérité aux victimes et est resté assis, fumant, sur la poudrière des Foyers de Charité et d'autres affaires, dans Valence et ailleurs.

Quant au mépris, on tient un champion. Il a habité deux ans dans la cure de l'église de Notre-Dame, voisin des fidèles tridentins – les salles en bas, le jardin ombragé et les annexes sont communes. Mais il s'est bien gardé de leur adresser la parole, et quand il a été confronté à cette réalité, il a affirmé sans ciller « c'était un choix. J'ai pris la précaution de ne pas vous rencontrer », comme s'il se gardait de pestiférés.

Sa seule interaction avec les fidèles de la messe tridentine qui occupent leur église depuis le début de l'été, c'est de leur adresser la parole pour leur dire de dégager. Une fois renvoyé à sa chère paroisse, il a quitté son appartement pour aller habiter ailleurs.

Fidèles pourtant bien respectueux, qui se chargent de « maintenir une présence spirituelle à Notre-Dame », organisent une paëlla le dimanche, ouvrent l'église pour les messes NOM de la paroisse centre qui continuent d'y avoir lieu (!), y prient le chapelet tous les soirs et organisent des activités.

Mais visiblement pour l'abbé Teyssier, pas de problème pour prêcher l'accueil des migrants à la prière universelle, hors de question de parler avec d'autres catholiques. Pas de problème non plus pour vouloir la paix dans le monde, la fin des guerres – but louable entre tous, mais hors de question d'assurer la paix liturgique chez lui dans sa propre paroisse.

Fort Chabrol à l'évêché de Valence : le bon sens et le peuple de Dieu pris en otage

Du reste, c'est contagieux. La maison diocésaine de Valence n'est plus en accès libre depuis mai dernier – bien que cet édifice ait été construit et est entretenu avec l'argent des fidèles du diocèse, il faut s'identifier auprès de la secrétaire, « et le jour de l'entrevue avec l'évêque ils ont désactivé le portail automatique et imposé aux fidèles qui sont venus de décliner leur identité – derrière la secrétaire, le père Eric Lorinet, vicaire général, cochait les noms un à un, et si quelqu'un qui n'était pas sur la liste n'était pas venu, il n'aurait pas pu rentrer ». 

Un contrôle si démonstratif, si tatillon, tranche avec la réalité d'un diocèse en roue libre, sans identité, sans unité, et où le vicaire général – celui-ci ou le précédent, c'est leur boulot pourtant – peine même à contrôler les aumôniers de l'enseignement catholique. Comme le père G.D, incardiné dans le diocèse de Paris, nommé aumônier de l'école Notre-Dame de la Plaine à Châteauneuf de Galaure et finalement suspendu en catastrophe, après une dizaine de faits d'emprises et d'agressions sexuelles, quand les faits allaient être médiatisés.

C'est autre chose que de gouverner une commande de portail automatique – ce qui semble la limite haute des compétences du père Lorinet, mort de peur que les visiteurs de la maison diocésaine enjambent le portail automatique sans qu'il le leur ait donner l'ordre de le faire.

Il peut toujours demander piocher dans le denier du culte du diocèse pour construire un checkpoint, acheter des mitrailleuses et dérouler du barbelé – peut-être même ça passera inaperçu puisque le diocèse de Valence, en toute illégalité, ne publie pas ses comptes – ce qui est obligatoire pour toute association qui perçoit plus de 153.000 euros de dons ou de subventions – le dépôt des comptes est gratuit, et c'est le rapport du commissaire aux comptes qu'il faut publier, et non un vague feuillet à l'en-tête du diocèse avec les chiffres les moins mauvais et des « camemberts ».

Quant à son évêque, tout juste promu d'un diocèse de 76.000 habitants à celui de Valence, où la seule agglomération siège de son évêché contient trois Lozères, il semble déjà ailleurs, rêvant aux multiples sièges qui vont se libérer à partir de 2027 – il a été absent tout l'été, jouant les divas mitrées en voyage à Rome, Lourdes et autres endroits, tandis que l'accueil du diocèse mentait effrontément aux fidèles en disant ne pas connaître son planning.

Seulement, il va avoir du mal à tenter de continuer de gouverner le diocèse de Valence depuis la Lozère, des avions ou un car avec des pèlerins.

Bref, à Valence, côté diocèse on a affaire à des « courageux » qui pratiquent l'autisme, l'absence d'écoute, l'inertie, le mensonge et le cléricalisme, et accusent les fidèles qu'ils refusent d'entendre et de voir de ne pas être en communion – tout comme en bien d'autres endroits d'autres ont menti des dizaines d'années aux victimes d'abus et aux fidèles, en les accusant de ne pas savoir pardonner et d'être dans le ressentiment.

Le résultat est le même – ils sont sources de scandale, ils sont la crise de l'Eglise et ils brisent durablement la confiance entre les fidèles et leur diocèse, divisant et perturbant le troupeau. « Malheureux ceux par qui le scandale arrive ! ». 

A la une

S'abonner à notre lettre hebdomadaire

Si vous désirez recevoir régulièrement et gratuitement la lettre de Paix Liturgique, inscrivez-vous.
S'ABONNER

Paix Liturgique
dans le monde

Parce que la réconciliation liturgique est un enjeu pour toute l'Église universelle, nous publions tous les mois des lettres dans les principales langues du monde catholique. Découvrez et faites connaître nos éditions étrangères.

Télécharger notre application

Soutenir Paix Liturgique