Notre lettre 1321 publiée le 5 janvier 2026
2026 SERA-T-ELLE
L'ANNÉE DE LA PAIX LITURGIQUE ?
LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 224ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,
Custos, quid de nocte ? Veilleur, où en est la nuit ? Elle est encore noire, épaisse. Mais pourtant…
Le pape Léon XIV a convoqué un consistoire extraordinaire pour le 7 et 8 janvier. Je vous avais signalé que Nicola Spuntoni, dans un article d’Il Giornale du 16 décembre, annonçait qu’un des sujets traités serait celui la liturgie. Il est clair que la question de la liturgie traditionnelle, plus sensible que jamais depuis Traditionis custodes, sera évoquée.
Mais il faut replacer ce qui va avoir lieu dans son contexte. Il s’agira de la réunion d’un consistoire extraordinaire, à huis clos, à la différence des consistoires ordinaires ouverts, qui servent à la création de nouveaux cardinaux (le prochain pourrait intervenir, dit-on, en fin d’année). Le but d’un consistoire extraordinaire – qui n‘est pas un organe de décision, mais de consultation – est de débattre au sein du « sénat » cardinalice qui entoure le pape, des grandes questions qui se posent présentement à l’Église. Sous François, il y en eu deux, l’un pour parler de la question morale, l’autre de la réforme de la Curie (en fait pour présenter aux cardinaux le texte déjà adopté). Sous Benoît XVI, il n’y en eut aucun. Sous Jean-Paul II, il y en eut six.
Le prochain consistoire se situe pour sa part dans l’exact prolongement des congrégations générales qui avaient précédé le conclave de mai dernier. Une feuille de route s’en dégageait pour le futur élu : continuer sur le fond l’« ouverture » bergoglienne ; mais corriger la forme en apaisant l’Église et en favorisant l’écoute collégiale du Sacré Collège, qui se plaignait d’avoir été constamment court-circuité sous François. La réunion de janvier montre que le nouveau pape a bien entendu la requête de ses électeurs.
Pour autant, on ne revient pas à l’époque Jean-Paul II. Tant le pape que la grande majorité des cardinaux sont aujourd’hui d’une autre orientation. Lorsque sera abordé la question de la liturgie traditionnelle, c’est un tout petit nombre de cardinaux conservateurs qui dénonceront l’« injustice » (c’est le terme du cardinal Müller) représentée par la dureté de l’application de Traiditionis custodes. Mais, comme j’ai eu occasion de le dire, pas mal de cardinaux « de gauche », mais libéraux, prôneront l’apaisement (Zuppi, Aveline, Höllerich, l’un des grands électeurs du pape actuel, qui tolère très volontiers messe et sacrements anciens, d’autres encore).
Il est cependant un sujet qui ne sera apparemment même pas évoqué, grand « acquis » comme évident du pontificat de François : la libéralisation morale, et tout spécialement l’accès à la communion des personnes en état d’adultère public. En fait, il est même probable que la majorité des cardinaux appuieront l’ouverture en ce sens : que l’Église paraisse proche de tous, accueillante aux minorités, notamment LGBT. Liberté moderne pour tous, à condition de ne pas dépasser certaines limites qui pour l’instant créeraient trop de clivages, en remettant à plus tard la solution de certains débats (ordination de prêtres mariés, diaconat féminin).
Dans ce cadre, le pape se verra conforté dans le désir qu’on lui prêtre, sans doute à juste titre, de désamorcer le baril de poudre que représente la question de la liturgie traditionnelle (sans oublier que 2026 verra la consécration de nouveaux évêques de la Fraternité Saint-Pie-X). Les signes d’un certain dégel épiscopal correspondant à la pensée supposée du Souverain Pontife, se manifestent d’ailleurs en France : Mgr Touvet, évêque de Fréjus-Toulon, ayant finalement accepté de célébrer la messe de clôture du pèlerinage Nosto Fe sans la mélanger d’apports du nouveau rite ; le cardinal Bustillo, archevêque d’Ajaccio, conférant publiquement à Bastia des confirmations selon le rite ancien, en contradiction avec la législation bergoglienne ; Mgr de Romanet, évêque aux Armées, procédant à l’installation d’une nouvelle messe tridentine dominicale en plein Paris, au Val-de-Grâce.
Je disais que le nombre des cardinaux conservateurs est aujourd’hui très faible. C’est en fait là que se situe la vraie croix de la gouvernance de l’Église, problèmes considérablement augmenté par les nominations Bergoglio : il y a un évident décalage entre les orientations et préoccupations des pasteurs et celles des fidèles. Du coup, la respiration qui semble devoir être accordée au monde traditionnel, et par le fait à l’ensemble des « classiques », qui forment la majorité des fidèles pratiquants, en France notamment, mais aussi aux États-Unis et ailleurs, apportera un répit salutaire. Ensuite, tôt ou tard, et le plus tôt sera le mieux, il faudra résoudre le problème doctrinal de fond.
Dans l’immédiat, si ce répit nous est donné, il nous reviendra de faire fructifier dans la vue de la solution de la terrible crise de l’Église que nous vivons depuis 50 ans. Ce n’est pas un retour à Summorum Pontificum contre Traditionis custodes que nous demandons. Que nous importe en fait la reconnaissance des droits de la liturgie « extraordinaire », qui n’a besoin d’aucun document autre que les dispositions du concile de Trente demandant l’édition la plus parfaite possible de la liturgie immémoriale de Rome ! Ce que nous demandons concrètement aujourd’hui c’est sa normalisation : que la liturgie tridentine – toute la liturgie tridentine, messe et sacrements – puis être célébrée normalement par les prêtres qui le désirent et pour les fidèles qui le demandent.
C’est le vœu que je forme en ce début de l’an de grâce 2026 pour l’Église notre Mère et pour ses enfants. C’est ce pourquoi nous prions lors de nos « veilles », 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.
En union de prière et d’amitié,
Christian Marquant
Will 2026 be the year of LITURGICAL PEACE?
224th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS

Custos, quid de nocte? Sentinel, how is the night? It remains dark, dense.
And yet…
Pope Leo XIV has convened an extraordinary consistory for January 7 and 8. I had already mentioned that Nicola Spuntoni, in an article in Il Giornale on December 16, announced that one of the topics to be addressed would be the liturgy. It is clear that the question of the traditional liturgy will be raised, a subject, now, more sensitive than ever since Traditionis Custodes.
But we must contextualize what is about to happen. It will be an extraordinary consistory, behind closed doors, unlike the ordinary, open consistories used for the creation of new cardinals (the next one of these, it is said, could take place at the end of the year). The purpose of an extraordinary consistory—which is not a decision-making body, but an advisory one—is to discuss, within the Senate of Cardinals surrounding the Pope, the main problems currently facing the Church. Under Francis, there were two: one to address moral issues and the other for the reform of the Curia (actually, to present the already adopted text to the cardinals). Under Benedict XVI, there were none. Under John Paul II, there were six.
The upcoming consistory, for its part, is a direct continuation of the general congregations that preceded the conclave last May. A roadmap emerged therefrom for the future pope: to continue the Bergoglian "openness" in essence, but refining the approach by giving some peaceful reassurance to the Church and fostering collegial listening within the Sacred College, which complained of having been constantly ignored under Francis's papacy. The January meeting demonstrates that the new pope has listened to the plea of his electors.
However, this does not signify a return to the era of John Paul II. Both the Pope and the vast majority of cardinals now have a different orientation. When the question of the traditional liturgy will be raised, only a very small number of conservative cardinals will denounce the "injustice" (as it was qualified by Cardinal Müller) represented by the severity with which Tradiditionis Custodes is applied. But, as I have already mentioned, quite a few "left-leaning" cardinals, being also liberal, will advocate for a more conciliatory approach (Zuppi, Aveline, Höllerich, one of the electors of the current Pope, who readily tolerates the old Mass and the sacraments, and others).
However, there is one issue that apparently will not even be mentioned, a significant achievement of Francis's pontificate presented as an evident and well-established “given”: the moral liberalization, and especially the access to Communion for those in a state of public adultery. In fact, it is even likely that a majority of cardinals would support this openness: that the Church should show herself to be close to everyone, and welcoming towards minorities, particularly LGBT people. Modern freedom for all, provided certain limits are not exceeded—limits which, for the moment, would create too many divisions, thus postponing the resolution of certain debates (ordination of married priests, the female diaconate).
In this context, the Pope will be comforted by the desire attributed to him, undoubtedly with good reason, to defuse the powder barrel that is the question of the traditional liturgy (not forgetting that in 2026 new bishops of the Society of Saint Pius X will be consecrated). In France, there are signs of a certain détente in relations with the bishops, which correspond to the supposed mentality of the Supreme Pontiff: Bishop Touvet of Fréjus-Toulon has finally agreed to celebrate the closing Mass of the Nosto Fe pilgrimage without incorporating elements of the new rite; Cardinal Bustillo, Archbishop of Ajaccio, has publicly conferred confirmations in Bastia according to the old rite, in contradiction with Bergoglio's legislation; and Bishop de Romanet, Bishop of the Armed Forces, has established a new Sunday Tridentine Mass in the heart of Paris, at Val-de-Grâce.
I mentioned that the number of conservative cardinals is very small today. Indeed, therein lies the real challenge for the governance of the Church, a problem considerably exacerbated by Bergoglio's appointments: there is a clear gap between the orientations and concerns of the pastors and those of the faithful. Consequently, the breath of air seemingly necessary for the traditional world, and therefore for all "classical" Catholics who constitute today the majority of practicing Catholics, particularly in France, but also in the United States and elsewhere, will be very welcome. Then, sooner or later—and the sooner the better—the fundamental doctrinal problem will have to be resolved.
In the immediate future, if we are granted this breath of air, it will be up to us to make the most of it in order to find a solution for the terrible crisis that we have been experiencing within the Church for the last 50 years. We are not asking for a return to Summorum Pontificum vs. Traditionis Custodes. What does it really matter to us if the rights of the "extraordinary" liturgy are recognized, a liturgy that requires no document other than the decrees of the Council of Trent, which demand the most perfect possible reproduction of the immemorial liturgy of Rome? What we are asking for today, specifically, is its normalization: that the Tridentine liturgy—the entire Tridentine liturgy, the Mass and the sacraments—may then be celebrated normally by priests who wish to do so and for the faithful who request it.
This is the wish I express at the beginning of the Year of Grace 2026 for the Church, our Mother, and for her children. That is why we pray during our "vigils" at 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Monday through Friday, from 1:00 p.m. to 5:00 p.m. until 1:30 p.m., at Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, on Wednesday and Friday at 5:00 p.m., in front of Notre-Dame du Travail, on Sunday at 6:15 p.m.
Sarà il 2026 l’anno della PACE LITURGICA?
224ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI

Custos, quid de nocte? Sentinella, come va la notte? Rimane buia, densa.
Eppure…
Papa Leone XIV ha convocato un concistoro straordinario per il 7 e l'8 gennaio. Ho già accennato che Nicola Spuntoni, in un articolo su Il Giornale del 16 dicembre, ha annunciato che uno dei temi da affrontare sarebbe la liturgia. È chiaro che verrà sollevata la questione della liturgia tradizionale, un tema oggi più delicato che mai dopo Traditionis Custodes.
Ma dobbiamo contestualizzare ciò che sta per accadere. Sarà un concistoro straordinario, a porte chiuse, a differenza dei concistori ordinari, aperti, diretti alla creazione di nuovi cardinali (il prossimo, si dice, potrebbe svolgersi a fine anno). Lo scopo di un concistoro straordinario – che non è un organo decisionale, ma consultivo – è quello di discutere, all'interno del Senato cardinalizio che circonda il Papa, i principali problemi che la Chiesa sta affrontando attualmente. Sotto Francesco, vi sono stati due: uno per affrontare le questioni morali e l'altro per la riforma della Curia (in realtà, per presentare ai cardinali il testo già adottato). Sotto Benedetto XVI, non vi è stato alcuno. Sotto Giovanni Paolo II, vi sono stati sei.
Il prossimo concistoro, invece, è una diretta continuazione delle congregazioni generali che hanno preceduto il conclave dello scorso maggio. Ne è uscita fuori allora una tabella di marcia per il futuro papa: continuare l'"apertura" bergogliana nella sua essenza, ma affinando l'approccio in modo tale da poter rassicurare la Chiesa e promuovere l'ascolto collegiale all'interno del Sacro Collegio, che lamentava di essere stato costantemente ignorato durante il pontificato di Francesco. Questa riunione di gennaio dimostra che il nuovo papa ha ascoltato la supplica dei suoi elettori.
Tuttavia, questo non significa un ritorno all'era di Giovanni Paolo II. Sia il Papa che la stragrande maggioranza dei cardinali hanno ora un orientamento diverso. Quando si solleverà la questione della liturgia tradizionale, solo un numero molto limitato di cardinali conservatori denuncerà l'"ingiustizia" (il termine è del cardinale Müller) rappresentata dalla durezza nell’applicazione di Tradiditionis Custodes. Ma, come ho già accennato, diversi cardinali "di sinistra", che sono anche liberali, sosterranno un approccio più conciliante (Zuppi, Aveline, Höllerich, uno degli elettori dell'attuale Papa, che tollera volentieri la Messa antica e i sacramenti, e altri).
Tuttavia, c'è una questione che a quanto pare non verrà nemmeno menzionata, un risultato considerevole del pontificato di Francesco ormai presentatdo come un “dato acquisito” evidente: la liberalizzazione morale, e in particolare l'accesso alla Comunione per coloro che si trovano in stato di adulterio pubblico. Anzi, è addirittura probabile che la maggioranza dei cardinali sostenesse questa apertura: che la Chiesa si mostri vicina a tutti, e accogliente verso le minoranze, in particolare le persone LGBT. Libertà moderna per tutti, a patto di non oltrepassare certi limiti – limiti che, per il momento, creerebbero troppe divisioni, rinviandosi così la risoluzione di alcuni dibattiti (ordinazione di preti sposati, diaconato femminile).
In questo contesto, il Papa sarà confortato dal desiderio che gli viene attribuito, senza dubbio a ragione, di disinnescare la polveriera che è la questione della liturgia tradizionale (senza dimenticare che nel 2026 saranno consacrati nuovi vescovi della Fraternità San Pio X). In Francia, si registrano segnali di una certa distensione nei rapporti con i vescovi, che corrispondono alla presunta mentalità del Sommo Pontefice: il vescovo Touvet di Fréjus-Tolone ha finalmente accettato di celebrare la messa di chiusura del pellegrinaggio Nosto Fé senza incorporare elementi del nuovo rito; il cardinale Bustillo, arcivescovo di Ajaccio, ha conferito pubblicamente le cresime a Bastia secondo l’antico rito, in contraddizione con la legislazione di Bergoglio; e Mons. de Romanet, Vescovo delle Forze Armate, ha istituito una nuova Messa tridentina domenicale nel cuore di Parigi, a Val-de-Grâce.
Ho accennato al fatto che il numero di cardinali conservatori è oggi molto esiguo. In effetti, proprio qui risiede la vera sfida per il governo della Chiesa, un problema notevolmente aggravato dalle nomine di Bergoglio: c'è un netto scollamento tra gli orientamenti e le preoccupazioni dei pastori e quelli dei fedeli. Di conseguenza, la boccata d’aria che sembra necessaria per il mondo tradizionale, e quindi per tutti i cattolici "classici" che costituiscono oggi la maggioranza dei cattolici praticanti, in particolare in Francia, ma anche negli Stati Uniti e altrove, sarà la benvenuta. E solo dopo, prima o poi – meglio prima che poi – il problema dottrinale fondamentale dovrà essere risolto.
Nell'immediato futuro, se ci verrà concessa questa boccata d’aria, spetterà a noi sfruttarla al meglio per trovare una soluzione alla terribile crisi che abbiamo vissuto nella Chiesa negli ultimi 50 anni. Non chiediamo un ritorno a Summorum Pontificum contro Traditionis Custodes. Che cosa ci importa davvero se vengono riconosciuti i diritti della liturgia "straordinaria", una liturgia che non richiede altro documento se non i decreti del Concilio di Trento, che esigono la riproduzione più perfetta possibile della liturgia immemorabile di Roma? Ciò che chiediamo oggi, specificamente, è la sua normalizzazione: che la liturgia tridentina – l'intera liturgia tridentina, la Messa e i sacramenti – possa quindi essere celebrata normalmente dai sacerdoti che lo desiderano e dai fedeli che lo chiedono.
Questo è l'auspicio che esprimo all'inizio dell'Anno di Grazia 2026 per la Chiesa, nostra Madre, e per i suoi figli. Per questo preghiamo durante le nostre "vigilie" al 10 di rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00 alle 17:00. fino alle 13:30, a Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00, davanti a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.
¿SERÁ 2026 EL AÑO DE LA PAZ LITÚRGICA?
SEMANA 224: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONESEN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS

Custos, quid de nocte ? Centinela, ¿qué hay de la noche? Sigue oscura, densa.
Y sin embargo…
El Papa León XIV ha convocado un consistorio extraordinario para los días 7 y 8 de enero. Ya mencioné que Nicola Spuntoni, en un artículo en Il Giornale del 16 de diciembre, anunció que uno de los temas que se abordarán será la liturgia. Es evidente que se planteará la cuestión de la liturgia tradicional, más sensible que nunca desde Traditionis Custodes.
Pero debemos contextualizar lo que está a punto de ocurrir. Se tratará de un consistorio extraordinario, a puerta cerrada, a diferencia de los consistorios ordinarios y abiertos que se utilizan para la creación de nuevos cardenales (el próximo podría tener lugar, según se dice, a finales de año). El propósito de un consistorio extraordinario —que no es un órgano decisorio, sino consultivo— es debatir, dentro del senado cardenalicio que rodea al Papa, los principales problemas que enfrenta actualmente la Iglesia. Con Francisco, hubo dos: uno para abordar cuestiones morales y el otro para la reforma de la Curia (en realidad, para presentar el texto ya adoptado a los cardenales). Con Benedicto XVI, no hubo ninguno. Con Juan Pablo II, hubo seis.
El próximo consistorio, por su parte, es una continuación directa de las congregaciones generales que precedieron el cónclave de mayo pasado. Surgió una hoja de ruta para el futuro papa: continuar la «apertura» bergogliana en esencia, pero refinando el enfoque para tranquilizar a la Iglesia y fomentar la escucha colegial dentro del Sagrado Colegio, que se quejaba de haber sido constantemente ignorado bajo el papado de Francisco. La reunión de enero demuestra que el nuevo papa ha escuchado la petición de sus electores.
Sin embargo, esto no significa un regreso a la era de Juan Pablo II. Tanto el papa como la gran mayoría de los cardenales tienen ahora una orientación diferente. Cuando se plantea la cuestión de la liturgia tradicional, solo un número muy reducido de cardenales conservadores denunciará la «injusticia» (término del cardenal Müller) que representa la severa aplicación de Traditionis Custodes. Pero, como ya he mencionado, bastantes cardenales de «izquierda», aunque liberales, abogarán por un enfoque más conciliador (Zuppi, Aveline, Höllerich, uno de los electores del actual Papa, quien tolera con facilidad la antigua misa y los sacramentos, y otros).
Sin embargo, hay un tema que aparentemente ni siquiera se mencionará, un logro importante y aparentemente obvio del pontificado de Francisco: la liberalización moral, y especialmente el acceso a la comunión para quienes se encuentran en estado de adulterio público. De hecho, es incluso probable que la mayoría de los cardenales apoyen esta apertura: que la Iglesia se muestre cercana a todos, acogedora con las minorías, en particular con las personas LGBT. Libertad moderna para todos, siempre que no se sobrepasen ciertos límites, límites que, por el momento, crearían demasiadas divisiones al posponer la resolución de ciertos debates (ordenación de sacerdotes casados, diaconado femenino).
En este contexto, el Papa se sentirá reconfortado por el deseo que se le atribuye, sin duda con razón, de desactivar el polvorín que constituye la cuestión de la liturgia tradicional (sin olvidar que en 2026 se consagrarán nuevos obispos de la Fraternidad San Pío X). En Francia, se observan indicios de cierta distensión en las relaciones con los obispos, que corresponden a la supuesta mentalidad del Sumo Pontífice: el obispo Touvet de Fréjus-Toulon finalmente ha aceptado celebrar la misa de clausura de la peregrinación de Nosto Fe sin incorporar elementos del nuevo rito; el cardenal Bustillo, arzobispo de Ajaccio, ha conferido públicamente confirmaciones en Bastia según el antiguo rito, en contradicción con la legislación de Bergoglio; y Monseñor de Romanet, Obispo de las Fuerzas Armadas, ha establecido una nueva misa tridentina dominical en el corazón de París, en Val-de-Grâce.
Mencioné que el número de cardenales conservadores es muy reducido hoy en día. De hecho, aquí reside el verdadero desafío para gobernar la Iglesia, un problema considerablemente exacerbado por los nombramientos de Bergoglio: existe una clara desconexión entre las orientaciones y preocupaciones de los pastores y las de los fieles. En consecuencia, el respiro que parece necesario para el mundo tradicional, y por ende para todos los católicos «clásicos» que constituyen la mayoría de los católicos practicantes, particularmente en Francia, pero también en Estados Unidos y otros lugares, será un respiro bienvenido. Entonces, tarde o temprano —y cuanto antes mejor—, el problema doctrinal fundamental tendrá que resolverse.
En el futuro inmediato, si se nos concede este respiro, nos corresponderá aprovecharlo al máximo para encontrar una solución a la terrible crisis que hemos experimentado en la Iglesia durante los últimos 50 años. No pedimos que se vuelva a Summorum Pontificum contra Traditionis Custodes. ¿Qué nos importa, en realidad, que se reconozcan los derechos de la liturgia «extraordinaria», que no necesita más documento que las disposiciones del Concilio de Trento, que exigen la reproducción más perfecta posible de la liturgia inmemorial de Roma? Lo que pedimos hoy concretamente es su normalización: que la liturgia tridentina —toda la liturgia tridentina, la misa y los sacramentos— pueda entonces ser celebrada con normalidad por los sacerdotes que lo deseen y para los fieles que lo soliciten.
Este es el deseo que expreso al comienzo del año de gracia de 2026 para la Iglesia, nuestra Madre, y para sus hijos. Por eso rezamos durante nuestras «vigilias», en 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13:30 horas, en Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, el miércoles y el viernes a las 17 horas, y frente a Notre-Dame du Travail, el domingo a las 18:15 horas.




